FEU : Bonjour Rodrigue, peux-tu nous parler un peu de toi et de ton cursus ?

Originaire du Burkina Faso, après ma Licence professionnelle en Banque Finance j’ai décidé de venir  poursuivre mes études en France. Arrivé en 2017  j’ai pu obtenir une licence en Gestion Appliquée aux Sciences Humaines et Sociales et un Master 2 en Economie.

Présentement, j’ai refait à Montpellier  un Master2 en Sciences Humaines et Sociales  parcours Études du développement pour avoir une vision plus globale des enjeux de coopération pour le développement entre les pays du Nord et du Sud. Cette formation est pluridisciplinaire. Elle met en exergue les systèmes de coopération et donne une vue plus globale des enjeux de développement dans les pays du Sud.

FEU : Comment es tu entré en contact avec FITIMA Europe ?

Je suis rentré en contact avec FITIMA Europe grâce à Monsieur PETIT JEAN Xavier, secrétaire à FITIMA Europe que je profite saluer et remercier d’ailleurs. En effet, après plusieurs échanges et lui ayant fait part de mes motivations à trouver un stage dans une ONG en tant que Assistant de projet,  il m’a parlé de FITIMA  Europe que je ne connaissais pas. C’est donc via cet échange que j’ai eu écho des missions et des activités que propose la Fondation. Je me suis rapidement intéressé par leurs visions et les missions qu’elle propose.

FEU : Quel est ton rôle à FEU ?

Mon rôle dans cette ONG est d’assister le chef de projet ou le coordinateur dans la rédaction et la conception du projet. Je m’assure aussi d’avoir une vision neutre dans les tâches relatives aux réponses des appels à projet  de la conception du dossier jusqu’au dépôt afin de rendre plus clair les dossiers.

J’apporte aussi un soutien dans l’élaboration du budget, la recherche de partenaires et j’établis aussi le contact entre les bailleurs de fonds et Fitima-Europe. Je travaille également en étroite collaboration avec FITIMA Guinée et FITIMA Burkina pour des recherches de financement de projet.

FEU : Sur quels projets travailles-tu en particulier ?

Je travaille sur 3 projets dont (2) deux en Guinée et (1) un au Burkina-Faso. Pour FITIMA Guinée, je travaille sur un projet d’autonomisation des femmes et la prise en charge des personnes en situation de handicap qui consiste à former des femmes à leurs droits et aussi dans la création, le développement des activités génératrices de revenu (AGR) afin de les rendre autonome économiquement et financièrement. Ces AGR favoriseraient aussi le financement de la prise en charge de leurs enfants en situation de handicap dans le long terme.

Le deuxième projet porte sur  la formation de Kinésithérapeutes dont l’objectif est  de contribuer à une meilleure prise en charge paramédicale, par un personnel local, des personnes en situation de handicap en Guinée et dans la sous-région ouest-Africaine.

Au Burkina-Faso, le projet consiste à trouver un financeur pour un Minibus qui servira à assurer le trajet entre les locaux de FITIMA Burkina et le domicile pour la prise en charge de ces enfants en situation de handicap.

Ces trois projets très ambitieux font l’objet d’étude de faisabilité, de conception et de recherche de bailleurs.

FEU : Ce début de stage t’a t’il apporté quelque chose d’un point de vue professionnel et/ou personnel ?

Ce stage m’apporte des connaissances diverses et enrichissantes. D’un point de vue professionnel, j’ai eu l’occasion de prendre conscience de la nécessité de mobiliser les acteurs autour du monde de l’handicap, les difficultés qu’on pourrait rencontrer de la conception à la mise en place des projets.

Ce stage me donne une ouverture d’esprit, une vision plus globale du fonctionnement des ONGs sur le plan national et international mais aussi une préparation professionnelle.  J’ai aussi pu connaître le fonctionnement des entités qui coopèrent pour apporter des réponses plus précises et générales dans les questions liées au développement et la gestion de projet.

Du point de vue personnel, il m’apporte une vision du monde du handicap. J’ai pu voir comment ces personnes en situation de handicap sont marginalisées et comment il est urgent et nécessaire d’avoir des ONGs qui œuvrent dans ce sens. Découvrir cet univers est bien plus qu’une expérience pour moi.

FEU : Est ce que cette expérience change ta perception du monde du handicap et de la prise en charge des PSH au Burkina Faso ou en Guinée ?

Cette expérience change en effet ma perception du monde du handicap. En effet, au Burkina Faso et dans la société africaine en général, le handicap est perçu comme une malédiction, ce qui favorise la marginalisation des personnes en situation de handicap dans la société.

J’avoue que le fait de m’intégrer dans cette  ONG m’a permis de voir les choses d’une autre façon. Comme on le dit souvent les apparences sont trompeuses. J’ai su que le handicap n’était pas une autre chose qu’une maladie. La prise en charge quant à elle permet de mieux favoriser leurs inclusions dans la société  mais aussi de sensibiliser la société et de façonner leur idéologie en ce qui concerne le handicap.

FEU : Avais tu déjà  eu une expérience similaire ?

J’ai eu une expérience similaire mais pas du côté du handicap mais de la santé sexuelle et reproductive au Burkina Faso. En effet, j’ai assumé le rôle  d’assistant de direction, où j’ai pu prendre connaissance des enjeux sur la mise en place de projet d’activité génératrice de revenu et aussi tout ce qui concerne les tâches administratives.

Par ailleurs, je n’ai pas pu m’investir pleinement en tant qu’ assistant du chef de projet.

FEU : En trois mots, comment décrirais-tu ton rôle ?

Assistance, Organisation, Réflexion

FEU : Trois mots pour mieux te décrire:

Adaptabilité, polyvalence et sociable

FEU : Que contient votre liste de vœux pour ces 5 prochaines années ?

Je souhaiterais m’investir dans la recherche de la satisfaction des besoins économiques et le développement durable.  J’aimerais avoir un regard d’expert dans la recherche de solution, d’appui et de conseil dans la gestion de projet de développement du Sud.

FEU :  Est-ce que tu as une citation préférée?

“L’ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit”  Aristote

Joindre Rodrigue SOULI : assistant.projet@fitima.org